Vous avez gagné le contrat de fourniture de la propulsion électrique sur la plate-forme de communications Alphabus. Quels sont les avantages de cette technologie ?
C’est d’abord un système qui offre des gains de masse importants par rapport à la propulsion chimique traditionnelle. Il produit par ailleurs un faible niveau de poussée, ce qui réduit aussi les risques d’oscillation et donc de découplage entre les antennes et le satellite lui-même. Cela limite aussi les risques de dépointage du faisceau. Dans le cas de l’Alphabus, la précision de la propulsion électrique aura aussi pour but de contrôler l’orbite. En préservant le positionnement du satellite sur l’axe Nord-Sud, les équipements de Snecma garantiront la continuité des transmissions.
Quelles sont les nouveautés qu’apporte la solution que vous avez conçue ?
Nous avions déjà mis au point de tels équipements pour Smart-1 par exemple mais il s’agissait alors d’une utilisation continue de la poussée. Mais le système PPS®1350 a été spécialement développé pour les satellites de télécommunications et sur l’Alphabus, il sera sollicité pour une utilisation impulsionnelle, à raison d’une heure par jour pendant 15 ans.
C’est une durée d’utilisation plutôt exceptionnelle...
C’est effectivement très long et une grande partie de notre mission a consisté à vérifier que la fiabilité de l’équipement serait à la hauteur de ces sollicitations.
En savoir + : Lire l’article "Le PPS®1350 décroche la lune"
En savoir + : Lire l’article "Avec Snecma, Alphabus va tourner rond"